Retrouver la Tendresse

Retrouver du plaisir à deux malgré le manque de désir dans le couple

Retrouver du plaisir à deux malgré le manque de désir dans le couple

On s'était installés sur le canapé, chacun à un bout, avec ce silence qui pèse plus lourd qu'une journée de travail. C'était un soir de pluie en mars dernier, à Strasbourg, et je me souviens avoir regardé mes pieds en me demandant comment on en était arrivés là.

En toute transparence, je préfère vous le dire : ce blog, Retrouver la Tendresse, perçoit une commission si vous achetez une ressource via mes liens. Cela ne change rien au prix pour vous. Je ne recommande que ce qui a vraiment fait bouger les choses chez nous, ou que j'ai étudié de très près pour ma propre reconstruction.

Le désir, c'est cette petite flamme dont tout le monde parle comme d'un acquis, mais qui, chez nous, s'était éteinte sans faire de bruit. Entre mon job d'administratrice scolaire, nos 2 enfants qui courent partout et le deuil de mon père à l'automne dernier, la chambre était devenue une simple zone de récupération. On y dormait, on y pliait le linge, mais on ne s'y cherchait plus. L'épuisement avait fini par transformer notre relation en une entreprise logistique très efficace, mais totalement déshydratée.

Quand le vide s'installe sans prévenir

Quelques mois après le décès de mon père, j'ai réalisé que j'étais comme anesthésiée. Le deuil a ce pouvoir étrange de couper les ponts avec son propre corps. On fonctionne, on gère les cartables et les factures, mais on ne ressent plus rien. Mon conjoint, lui, n'osait plus m'approcher, de peur d'être déplacé ou de me peser. On a fini par sortir du mode colocation par la force des choses, mais le chemin a été long.

Je me revois encore, ce fameux dimanche matin de l'hiver dernier. Il y avait l'odeur du café froid sur la table de chevet, un reste de notre tentative de petit-déjeuner au lit qui avait tourné court parce qu'on ne savait plus quoi se dire. On s'est frôlés en sortant du lit, une épaule contre une hanche, et on a tous les deux détourné le regard. C’est ce genre de moment, minuscule mais déchirant, qui m’a poussée à ouvrir mon ordinateur à minuit pour taper des questions que je n'aurais jamais osé poser à mes amies.

Deux mains posées l'une près de l'autre sur une table en bois.

L'erreur classique : vouloir réanimer le désir de force

Au début, j'ai cru qu'il fallait "provoquer" les choses. On lit partout qu'il faut se forcer un peu, mettre de la lingerie, ou planifier des "dates". Pour nous, ça a été un fiasco total. Plus on essayait de recréer du désir de manière artificielle, plus la pression montait. Et plus la pression montait, plus j'avais envie de m'enrouler dans ma couette tout seule.

C'est là que j'ai compris quelque chose qui va à l'encontre de tous les conseils habituels : pour retrouver du plaisir, il faut parfois accepter une forme d'indifférence sexuelle temporaire. C'est paradoxal, je sais. Mais en se disant "on ne va pas essayer de faire l'amour pendant un mois", on a soudainement libéré un espace incroyable. Sans l'ombre de la "performance" ou de la finalité sexuelle, on a recommencé à se toucher juste pour le plaisir du contact.

Attention, je ne suis pas sexologue ni thérapeute. Je raconte juste comment une maman de 39 ans a arrêté de se sentir comme une coquille vide. Si vous sentez que votre couple sombre ou que la tristesse est trop profonde, n'hésitez jamais à consulter un professionnel de santé. Le deuil, par exemple, est un processus complexe qui nécessite parfois un accompagnement spécifique.

Le déclic de la tendresse sans attente

Un soir de mars, alors que je rangeais la cuisine, il est passé derrière moi et a simplement posé sa main sur ma nuque. Rien de plus. J'ai ressenti ce petit frisson inattendu, une chaleur qui partait de sa paume et qui descendait le long de ma colonne. C'était la première fois depuis des mois que mon corps répondait "oui" à un contact. Ce n'était pas du désir brûlant, c'était de la sécurité. Et c'est sur cette sécurité-là qu'on a reconstruit.

Pendant les vacances de Noël, on avait déjà essayé de se rapprocher, mais c'était trop tôt. Il fallait que je comprenne que la libido n'est pas un bouton on/off, mais un écosystème. Si le sol est sec à cause du stress et de la fatigue, rien ne pousse. Il faut d'abord réhydrater la relation avec de la complicité toute bête.

Un livre posé sur une couverture douillette dans une ambiance chaleureuse.

Un guide pour briser la glace : Le bonheur sous la couette

C'est au détour de mes recherches nocturnes que je suis tombée sur un outil qui a vraiment servi de médiateur entre nous. Il s'appelle Le bonheur sous la couette. Ce qui m'a plu, c'est qu'il ne parle pas de positions acrobatiques ou de fantasmes compliqués. Il parle de nous, de ces couples qui s'aiment mais qui se sont perdus en chemin.

On a commencé à le parcourir ensemble au début du mois dernier. Ce que j'ai aimé :

Le guide affiche une note moyenne de 4.5 sur 5 auprès des lecteurs, et je comprends pourquoi. Pour nous, ça a été le prétexte parfait pour ouvrir la discussion. C’est beaucoup plus facile de dire "tiens, ils suggèrent d'essayer ça" plutôt que de dire "je souffre parce que tu ne me touches plus". Vous pouvez le découvrir ici : Le bonheur sous la couette. C'est un investissement dans votre complicité qui vaut bien quelques soirées Netflix sacrifiées.

Apprendre à s'écouter à nouveau

Retrouver le chemin de l'autre, c'est aussi savoir soutenir son partenaire dans le deuil ou dans les périodes de grand stress professionnel. Mon conjoint a dû apprendre que mon silence n'était pas un rejet de lui, mais un besoin de protection. Et j'ai dû apprendre que son retrait n'était pas de l'indifférence, mais de la maladresse.

On a instauré des petits rituels. Pas des trucs de magazines, juste des moments à nous. Par exemple, on s'oblige à rester dix minutes l'un contre l'autre dans le noir avant de s'endormir, sans téléphone, sans parler des enfants. Juste pour sentir la respiration de l'autre. C'est fou comme la chaleur humaine peut soigner ce que les mots n'arrivent plus à atteindre.

Un couple marchant côte à côte dans un parc à la fin de l'après-midi.

Le plaisir est un voyage, pas une destination

Aujourd'hui, au début de cet été, je ne dirais pas que tout est redevenu comme au premier jour. Ce serait mentir. Mais le plaisir est revenu, différemment. Il est plus profond, plus conscient. On sait maintenant que le désir peut s'absenter, et on n'en a plus peur. On sait comment aller le chercher, ou plutôt comment créer l'espace pour qu'il revienne de lui-même.

Si vous traversez cette zone de gris, ne désespérez pas. Le simple fait que vous cherchiez des réponses montre que le lien est encore là, quelque part sous la pile de dossiers et de linge sale. Parfois, il suffit d'un petit coup de pouce, d'un livre partagé sur l'oreiller ou d'un changement de perspective pour que la chaleur revienne.

Prenez le temps. Soyez doux avec vous-mêmes. Et si vous avez besoin d'un guide pour amorcer ce virage, je ne peux que vous conseiller de jeter un œil au programme Le bonheur sous la couette. Il nous a aidés à remettre de la vie là où on pensait que tout était devenu froid, et rien que pour ça, je lui en suis infiniment reconnaissante.

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